Tchad : quand aimer les dessins animés devient un véritable problème

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Je n’ai jamais compris pourquoi, mais la majorité des Tchadiens ont toujours eu un dégoût pour les BD, mangas, films d’animation, bref tout ce qui se rapproche du 8ème Art .
Forcément, quand quelque chose est détesté, ses fans et amateurs le sont par ricochet.
C’est ainsi que toute ma vie je me suis vu traité de tout les noms, non seulement par mon entourage mais parfois par des inconnus (surtout les libraires).

UNE HAINE INEXPLIQUÉE :

La question des dessins animés ne fait pas vraiment débat quand c’est un enfant qui les regarde, mais quand c’est un adulte c’est là qu’apparaissent les problèmes.
C’est pour ça qu’il y a pleins de radicaux, ceux pour qui un adulte devrait plutôt s’intéresser à des loisirs dit «normaux» pour son âge, notamment le sport, la musique, ou plutôt s’intéresser à la situation politique du pays et non passer la journée devant la télé à regarder des dessins animés.
Tellement ils sont haineux que quand ils voient un personnage de dessin animé passe sur leur fil d’actualité Facebook ou Twitter ils ne peuvent s’empêcher d’insulter celui qui l’a posté.

LA DIFFICULTÉ D’EN TROUVER :

Même si y a des amateurs inconditionnels de mangas, BD etc, s’en procurer devient un véritable casse-tête.
À l’époque les seuls endroits où l’on pouvait s’en procurer c’était au marché central de  N’Djamena près du Cinéma Rio et cela à condition de tomber sur un libraire compatissant car il suffisait juste d’en demander pour, soit se faire insulter soit simplement ne pas recevoir de réponse.

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Les années passèrent, nos rares fournisseurs se sont tous convertis en vendeurs de crèmes et de sacs en papier car le marché des BD était mourant voire enterré.

NOTRE SEUL ESPOIR :

Vu qu’on avait pas tous Canal Sat, la seule solution c’était de s’en remettre au CD de mangas piratés en provenance du Nigeria et de la ville voisine de Kousseri.

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C’est possible de télécharger ou de regarder en streaming les mangas et les films d’animation les plus récents mais vu le prix et la qualité de la connexion au pays on s’est vite rendu compte que, quand on a une passion faut être sacrément thuné et motivé, surtout quand il faut traverser la frontière pour télécharger la dernière saison de son mangas favoris.

Annadjib

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6 Commentaires

  1. Belle article… Mais j’aurai voulu que tu proposes une solution réelle pour accéder aux manges pour ce qui veulent vraiment s’en procurer au Tchad. Aussi je ne pense pas que les raisons de la haine des bd soient inexplicables.. C’est forcément culturel et il faut revenir aux intérêt propres des tchadiens et comparer les enjeux afin d’expliquer leur rejet.
    En tout cas c’est cool

      1. Bonjour Fatakaya,

        J’ai lu ton article avec beaucoup d’intérêt et je le trouve juste. Je suis en train de lancer une nouvelle plateforme online d’informations et d’opinions. Sur ma plateforme, les auteurs seront rémunérés (modestement) et ton article m’intéresse. Si tu le souhaites, nous pouvons en parler. Tu as mon adresse email.

        Cordialement,
        Culture Toujours.

  2. Super ton article! Suis moi aussi passionné de BD comme toi mais moi mon seul refuge, c’est la médiathèque de l’IFT. je peux y passer des heures et des heurs à croquer les BD sans m’en lasser! Surtout ne lâche pas prise! C’est ta passion, faut la vivre à fond!

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