Tchad : à N’Djaména, les cybercafés se réinventent

Crédits : hn via Flickr
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À N’Djaména, capitale de la République du Tchad, l’heure de connexion internet, dans la majorité des cybercafés, coûte environ 1000 FCFA (soit environ 1,50 €). Ce qui est, comparé au Cameroun voisin, cinq fois plus cher.

Ce prix est élevé, surtout pour un débit qui n’est pas très adapté aux téléchargements. Ainsi les cybercafés de la capitale sont principalement fréquentés par des personnes qui veulent ouvrir un compte mail, un blog (pour les curieux), ou déposer une candidature pour une bourse étrangère.

Certains cybercafés ont décidé d’accomplir un revirement après avoir remarqué la diminution continue de leur clientèle.

Les cybercafés, nouveaux fournisseurs de l’internet mobile

Selon une étude menée cette année par HOOTSUITE et We Are Social, le Tchad compte plus de 750 000 utilisateurs internet, dont 89% via téléphone mobile (contre 9% via ordinateurs).

Les cybercafés ont perçu le potentiel du marché et ont décidé de tout miser sur l’internet mobile. On constate qu’à N’Djaména, les cybercafés n’ayant plus aucun ordinateur se multiplient. Il n’y a qu’un seul ordinateur : celui du gérant, comme dans ce cybercafé près du lycée de la Liberté où des lycéens ne cessent de défiler téléphone à la main.

Le cybercafé fournit un accès temporaire à son WI-FI, via un code. À partir de 500 FCFA, on a 125MB, soit quatre fois moins cher que chez les opérateurs téléphoniques locaux et sans aucune censure ou restriction.

« Pour l’instant, on peut se connecter ici ou au quartier Ndjari. On prevoit des points de relais dans différents quartiers de la capitale. Dont Diguel, Mardjandaffack…».

Dixit le gérant qui est entrain d’inscrire sur un bout de papier un code pour un client.

Faire bouger les choses à long terme

Différents cybercafés de la capitale ont opté pour ce nouveau modèle économique. Ils utilisent le bouche à oreille pour se faire connaître et prévoient même des ristournes et des forfaits téléchargements pour les clients fidèles.

Vu que les cybercafés de la capitale se fournissent principalement à l’étranger, ils peuvent facilement faire baisser leurs prix.

Et qui sait, à long terme, ils pourront peut-être faire pencher la balance et obliger les opérateurs téléphoniques à revoir à la baisse le prix des forfaits internet !

J’espère que cela nous permettra de voir moins de jeunes attroupés comme des margouillats près des hôtels de la ville, en train d’essayer désespérément de capter un réseau WI-FI !

Annadjib

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